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lundi 19 mars 2007

Au feu ! Mais au fait, quel extincteur utiliser ?

COMBIEN de fois êtes-vous passé devant ce gardien silencieux fixé au mur sans y prêter attention ? Pourtant, il n’est pas impossible qu’un jour il vous évite de voir votre bureau, l’usine où vous travaillez ou même votre maison partir en fumée à cause, par exemple, d’une casserole qui se sera enflammée sur la cuisinière ou d’un appareil de chauffage qui aura mis le feu aux rideaux. Grâce aux extincteurs portatifs, ce genre d’incident est maîtrisable. Comme un dispositif de défense instantanée, ils permettent d’éliminer l’ennemi avant qu’il devienne trop fort.

Cet ennemi se présente sous différentes formes : feux de bois, d’hydrocarbures et de gaz, feux d’origine électrique. Les extincteurs se présentent donc eux aussi sous différentes formes. Naturellement, vous souhaitez connaître votre ennemi et vos armes, mais cela ne signifie nullement en savoir autant qu’un spécialiste de la lutte contre les incendies. Il vous suffit de vous familiariser avec quelques principes de base. Par exemple, qu’auriez-vous fait dans la situation suivante ?

Un boulanger avait mis au four une vingtaine de plaques neuves et bien huilées sur un chariot pour les chauffer avant de faire cuire son pain. Le thermostat étant défectueux, la température a monté au point que l’huile s’est mise à fumer. Le boulanger, qui portait des gants, a immédiatement sorti le chariot. Mais en ouvrant le four, il a exposé l’huile chaude à l’air libre. Boum ! La combustion spontanée a produit de grandes flammes. Indemne, le boulanger s’est précipité hors de la pièce pour revenir quelques secondes plus tard armé d’un extincteur au dioxyde de carbone avec lequel il a rapidement éteint le feu. Mais, aussitôt, la fumée est devenue encore plus abondante, et le feu s’est rallumé. Cela s’est produit quatre fois ! Craignant de vider l’extincteur, le boulanger a étendu sur le chariot la couverture antifeu qui se trouvait à proximité. À son grand soulagement, les flammes se sont étouffées — définitivement.

Devant la menace d’un feu, même petit, il est naturel de vouloir disposer des meilleures armes pour le maîtriser. Mais si le boulanger avait su que lorsqu’il y a de la fumée il risque fort d’y avoir combustion spontanée, il aurait simplement éteint le four et l’aurait laissé refroidir en gardant la porte fermée. Ou bien il aurait d’abord utilisé la couverture antifeu et, ensuite, si nécessaire, l’extincteur au dioxyde de carbone. Quoi qu’il en soit, l’expérience montre la valeur d’une connaissance de base du feu et de la meilleure façon de l’éteindre.

Le “ triangle ” du feu

L’expression courante triangle du feu désigne les conditions nécessaires à la combustion : matière combustible plus oxygène plus chaleur égal feu. Si on supprime un seul élément, non seulement le feu s’éteint, mais on évite qu’il reprenne. Examinons ce principe.

MATIÈRE COMBUSTIBLE : Comme nous, le feu meurt s’il n’est pas alimenté. Les pompiers exploitent ce principe pour éteindre les incendies de forêt et de broussailles en établissant un pare-feu sur le trajet suivi par le feu. Dans une cuisine, il suffit parfois de couper le gaz. Dans d’autres situations, toutefois, il est plus difficile, voire impossible, de supprimer la matière combustible.

OXYGÈNE : Là encore, comme nous, le feu respire. Une pelletée de terre ou une couverture antifeu l’étouffent. Il n’est pas nécessaire que le niveau d’oxygène descende à zéro. Le taux normal d’oxygène de l’air ambiant est de 21 % ; si on réduit ce taux à environ 15 %, nombre de matières, par exemple des liquides inflammables et même certains corps solides, ne peuvent plus brûler.

CHALEUR : Un feu peut démarrer sous l’effet de la chaleur émise par un radiateur, un fourneau, les fils électriques d’une prise surchargée, une étincelle ou des cendres, la foudre, de la végétation en décomposition, des produits chimiques volatils et bien d’autres choses encore. Rappelez-vous que si vous voyez de la fumée, surtout si elle provient de graisses ou d’huiles alimentaires sur une source de chaleur, il peut y avoir combustion spontanée dans l’instant qui suit.

Du sur mesure pour toutes sortes de petits feux

Bien qu’il n’y ait pas d’extincteurs dans la plupart des maisons, la loi exige souvent que les usines, les bureaux et les édifices qui reçoivent du public en soient équipés. Les principaux types d’extincteurs sont les extincteurs à eau, à eau additivée, à mousse, à poudre sèche et au dioxyde de carbone. Les extincteurs au halon disparaissent progressivement, car on pense qu’ils sont destructeurs de la couche d’ozone. Des symboles ou un code de couleurs aident généralement l’utilisateur à choisir l’extincteur approprié, en précisant les situations où il faut l’utiliser ou ne pas l’utiliser. Sur la plupart des modèles figure une lettre, A, B ou C, qui désigne la classification du feu. Le gaz propulseur expulse l’agent extincteur par la lance lorsqu’on appuie sur la poignée. Ce gaz étant sous pression, il est nécessaire d’inspecter régulièrement les extincteurs. Ils doivent toujours être placés à proximité des sorties et facilement accessibles. Voici un bref aperçu des différentes catégories d’extincteurs.

Les extincteurs à poudre sèche inhibent la flamme par une réaction chimique ; on pourrait presque les appeler extincteurs universels. La poudre est efficace non seulement contre les foyers de types A et B, mais aussi contre les feux de classe C (matériel électrique). Voilà pourquoi cet extincteur polyvalent offre une excellente protection pour votre maison. La poudre risque de salir l’endroit, mais n’est-il pas préférable de payer ce petit prix ?

Les extincteurs à eau sous pression sont parfaitement adaptés à la lutte contre les feux de papier, de bois, de matières plastiques, de déchets ou de tissus, c’est-à-dire les feux de classe A. Le pouvoir extincteur de l’eau est dû à sa forte capacité de refroidissement. En quantité suffisante, l’eau absorbe la chaleur plus vite que le feu ne peut en produire, et alors le feu s’éteint. Mais n’utilisez pas l’eau sur des liquides inflammables : vous ne feriez que propager les flammes, jusqu’à l’explosion ! En outre, il ne faut utiliser ni l’eau ni un extincteur contenant de l’eau en présence de fils électriques sous tension, car l’eau est conductrice.

Les extincteurs à eau additivée sont constitués d’eau pulvérisée contenant un tensioactif et sont performants sur les feux de graisses et d’huiles alimentaires, mais non sur les foyers de produits pétroliers. Ils éteignent également les feux de classe A.

Les extincteurs à mousse sont efficaces non seulement sur les feux de classe A, mais surtout sur les foyers de liquides inflammables (lubrifiants industriels, carburants, peintures), généralement appelés foyers de classe B. Il existe deux sortes d’extincteurs à mousse ; il vous faut donc choisir celui qui correspond le mieux à vos besoins. Utilisée contre les feux de liquides, la mousse forme un film imperméable qui asphyxie les vapeurs inflammables et isole le combustible de l’oxygène. C’est pourquoi la solution moussante doit être appliquée plus doucement de manière à ne pas pénétrer le liquide, mais à s’étaler dessus. Attention cependant à ne pas vous en servir à proximité d’une installation électrique !

Les extincteurs au dioxyde de carbone peuvent être utilisés sur presque tous types de feux de gaz. Le principe est le suivant : le dioxyde de carbone chasse l’oxygène. Toutefois, comme nous l’avons vu précédemment, si le combustible reste chaud, un risque de réinflammation subsiste. Le dioxyde de carbone est un gaz ; donc, s’il y a des courants d’air, il perd son efficacité. En revanche, ne laissant aucune trace, il est tout indiqué pour les mécanismes fragiles et l’électronique. Cependant, si vous utilisez ce produit dans un local clos, sortez dès que l’incendie est maîtrisé et fermez la porte derrière vous, car il peut entraîner l’asphyxie.

La couverture antifeu est un outil commode de lutte contre le feu, idéal pour les petits feux qui peuvent survenir sur le plateau d’une cuisinière ou le coin d’un tapis. Il suffit de tirer la couverture de son discret emplacement mural, de la déployer devant vous pour vous protéger des flammes et de la poser dessus. Évidemment, si ce n’est pas déjà fait, neutralisez si possible la source de chaleur.

Si vos vêtements prennent feu, la couverture peut vous sauver la vie. Dans une telle situation, pensez à cette règle capitale : “ S’arrêter, se coucher, rouler. ” Ne courez jamais ; vous ne feriez qu’attiser les flammes. Le fait de rouler sur le sol enveloppé dans une couverture permet d’étouffer le feu plus rapidement.

Mieux que les extincteurs

La meilleure protection contre le feu reste la prévention ; ayez du bon sens. Rangez les allumettes et l’allume-gaz hors de portée des enfants. Dégagez de la cuisinière et des alentours tout ce qui pourrait s’enflammer. Lorsque vous cuisinez, ne portez jamais de vêtements amples ou dont les manches pendent. Installez des détecteurs de fumée dans votre maison.

Voici d’autres suggestions. Ne surchargez jamais une prise de courant ou une rallonge. Ne laissez jamais des matières grasses ou de l’huile frire sur une cuisinière sans surveillance. Ne mettez pas les chauffages d’appoint n’importe où. Si vous rangez vos bouteilles de gaz à proximité de la maison, n’orientez pas les soupapes de sécurité vers la maison : elles pourraient se transformer en chalumeaux en cas d’incendie. Utilisez les fusibles du bon calibre. Remplacez les fils électriques endommagés.

Avez-vous songé aux exercices d’alerte au feu ? Ils peuvent vous sauver la vie. Définissez un endroit précis où la famille se retrouvera : tout lieu sûr connu de tous et facile à trouver de jour comme de nuit. Répartissez les responsabilités : qui conduira les enfants ou les personnes handicapées vers ce lieu sûr ? Qui appellera les pompiers ? Indéniablement, les exercices d’alerte sauvent des vies, car ils permettent de répéter les bons gestes qui deviennent ainsi automatiques et rapides.

Si le pire devait arriver

Ne l’oubliez pas, à la différence des biens matériels, la vie est irremplaçable. Ne la risquez pas en combattant un incendie. Cela dit, si vous êtes en mesure de le faire sans prendre de risque, ménagez-vous une issue. Par contre, si vous n’êtes pas certain de disposer de l’extincteur approprié ou si vous craignez que le feu ne soit trop important pour vous, sauvez-vous et appelez les pompiers.

Sachez également que la fumée, surtout les émanations toxiques des produits synthétiques, fait plus de morts que les flammes : moins de deux minutes lui suffisent pour tuer quelqu’un ! Pour sortir d’un bâtiment en flammes, restez penché. La fumée est moins dense près du sol et l’air est moins chaud. Si possible, mettez un linge humide sur votre bouche. Avant d’ouvrir une porte, touchez-la avec le dos de la main. Si elle est chaude, c’est qu’il y a le feu de l’autre côté : cherchez une autre issue. Refermez toutes les portes derrière vous, ce qui limitera l’apport d’oxygène vers le feu. Bien entendu, interdiction absolue de prendre l’ascenseur : vous risqueriez d’être pris au piège comme dans un four !

Si vous envisagez l’achat de matériel de lutte contre le feu pour votre domicile, votre voiture ou votre entreprise, vous devriez en discuter avec les pompiers. Certains facteurs varient d’un pays à l’autre ; ils n’entrent donc pas dans le cadre du présent article.

Quoi qu’il en soit, la prochaine fois que vous passerez devant ce gardien silencieux, arrêtez-vous et familiarisez-vous avec lui. Un jour, peut-être, vous lui devrez beaucoup !

2 commentaires:

Megan Earl a dit…

Bon article! La protection d'incendie à Laval est très important. C'est nécessaire de savoir comment utiliser un extincteur!

Océane DeClair a dit…

Merci pour ces informations. Ils sont très important parce que, malheureusement, si vous m'avez demandé où était l'extincteur de feu chez moi- je ne la pourrais pas vous dire. Et je ne crois pas que je suis la seule personne comme ça.

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